DEMANDER A TOUS LES PAYS MUSULMANS ET AFRICAINS IMPLIQUÉS DANS LA COALITION DIRIGÉE PAR L’ARABIE SAOUDITE, QUI INTERVIENT AU YÉMEN CONTRE LES REBELLES HOUTHIS, A RETIRER IMMÉDIATEMENT LEURS TROUPES DE CETTE FORCE, PRÉCISÉMENT PARCE QUE: 1. LE ROI SALMAN ET MOUHAMMED BEN SALMAN ONT SUBREPTICEMENT IMPLIQUÉE LES CRIMINELS ISRAÉLIENS DANS CETTE COALITION, TRAHISSANT …. 2. LE ROI SALMAN ET MOUHAMMED BEN SALMAN SONT DE PIÈTRES STRATÈGES MILITAIRES QUI SE CONTENTENT DE BOMBARDER, SANS UN PLAN POUR UNE CONQUÊTE TERRESTRE AVEC L’ENGAGEMENT DES BRIGADES D’INFANTERIES … CETTE GUERRE STRICTEMENT AÉRIENNE, MENÉE PAR LE ROI SALMAN ET MOUHAMMED BEN SALMAN EST MEURTRIÈRE POUR LES POPULATIONS YEMENITES; ET NOUS DEMANDONS UNE ENQUÊTE ONUSIENNE SUR LA COMMISSION DE CRIME DE GUERRE AU YEMEN PAR LE ROI SALMAN ET MOUHAMMED BEN SALMAN. …

DEMANDER A TOUS LES PAYS MUSULMANS ET AFRICAINS IMPLIQUÉS DANS LA COALITION DIRIGÉE PAR L’ARABIE SAOUDITE, QUI INTERVIENT AU YÉMEN CONTRE LES REBELLES HOUTHIS, A RETIRER IMMÉDIATEMENT LEURS TROUPES DE CETTE FORCE, PRÉCISÉMENT PARCE QUE:  1. LE ROI SALMAN ET MOUHAMMED BEN SALMAN  ONT  SUBREPTICEMENT IMPLIQUÉE LES CRIMINELS ISRAÉLIENS DANS CETTE COALITION,  TRAHISSANT LES PAYS MUSULMANS ET AFRICAINS QUI REJETTENT L’ENTITÉ ILLÉGITIME DÉNOMMÉE ISRAËL QUI MASSACRE LES PALESTINIENS ET VOLENT LEURS TERRES DEPUIS 1948.  ….

NB: NOUS SOMMES D’AUTANT PLUS SCANDALISÉS PAR LA LOGIQUE SATANIQUE DES SAOUDIENS QUI APPRÉCIENT LES CRIMINELS D’ ISRAËL POUR LEURS REPRISSIONS CRIMINELLES SUR LA RÉSISTANCE PALESTINIENNE ET LIBANAISE CF Les aviateurs hébreux, eux, sont hautement qualifiés et ils ont fait leurs preuves face aux « milices palestiniennes et libanaises » aux yeux des Saoudiens. ..!

http://arretsurinfo.ch/l

31 juillet 2016

Les noces contre nature entre l’Arabie saoudite et Israël

Juffa, interviewé par Jim Mosko sur Radio Judaica

Metula News Agency Ajoutée le 29 juil. 2016

Selon plusieurs sources arabes et européennes, le nouveau ministre saoudien des Affaires Etrangères, M. Adel al-Jubeir, aurait affirmé que son pays « a impérieusement besoin de l’assistance militaire israélienne afin de vaincre les rebelles yéménites » soutenus par l’Iran.

Le Roi Salam est au courant, de même que le Qatar et les Emirats Arabes Unis. Les pilotes saoudiens de F-15 sont trop « inexpérimentés » pour imposer leur loi dans le conflit, ils ont déjà perdu 28 de ces appareils. Des avions qui devraient être utilisés pour assurer la suprématie aérienne et non les attaques au sol, pour lesquelles les F-16 sont plus efficaces.

Les aviateurs hébreux, eux, sont hautement qualifiés et ils ont fait leurs preuves face aux « milices palestiniennes et libanaises » aux yeux des Saoudiens.

En fait, cela fait déjà trois ans que la Ména affirme que des Israéliens aident et conseillent la monarchie et ses alliés face aux chiites yéménites, notamment grâce à leurs drones. Mais Riad désire une augmentation significative de l’implication de Jérusalem dans la confrontation avec Téhéran et ses supplétifs.

Ces nouvelles font suite à la visite semi-officielle, la semaine passée, d’une délégation saoudienne conduite par le très influent Général Anwar Eshki en Israël, où ses membres ont rencontré tous les acteurs de la vie politique du pays.

Un marché se profile qui, sous l’appellation de la Proposition de Paix saoudienne, échangerait un soutien militaire accru des Israéliens contre la réduction des exigences concernant les Palestiniens, dont l’Etat qu’ils réclament deviendrait une autonomie élargie.

Ce seraient l’Arabie Saoudite, l’Egypte et d’autres pays sunnites qui négocieraient avec Jérusalem et non Mahmoud Abbas et l’Autorité Palestinienne.

John Kerry rencontrera Mahmoud Abbas demain (samedi) à Paris pour, au contraire, renforcer sa position dans les négociations et dynamiser l’Initiative Française, qui prévoit une conférence internationale, où l’AP aurait le même poids qu’Israël.

On peut désormais parler d’une confrontation entre l’Initiative Française, appuyée par Washington et des Etats Européens, face à la Proposition Saoudienne révisée à l’aune de l’alliance stratégique Israël-Etats sunnites, qui prend des dimensions considérables.

Le choix des Américains et des Européens, qui jouent à fond la carte iranienne, oblige Israël et les Arabes à s’entendre face à leur ennemi commun iranien. Cela explique également la raison pour laquelle les Arabes comptent sur Israël au Yémen et non sur les Américains et les Européens, qui ne leur inspirent pas confiance.

Le directeur de l’Institut National de Sécurité israélien, le Général (ret.) Amos Yadlin, longtemps chef du renseignement militaire, un personnage central de l’establishment hébreu de la Défense, a confirmé, mardi dernier devant les caméras de France 24, que son pays et l’Arabie Saoudite coopéraient.

Une coopération qui brûle les étapes, M. Adel al-Jubeir ayant exprimé, selon des sources concordantes, que « le monde entier doit envisager une coexistence amicale et une camaraderie entre le Royaume Saoudien et Israël, puisqu’après tout, nous somme historiquement des cousins ».

Il semble que c’est encouragé par la solidité de ce nouvel axe stratégique que M. Netanyahu s’est lancé dans un nouvel agrandissement des implantations en Judée-Samarie. Le consentement tacite de Riad et du Caire face à cette initiative, les leaders du monde arabe, suffit à contrebalancer les critiques de l’Occident.

Avec l’apparition au grand jour de cette nouvelle alliance, dont les lecteurs de la Ména ont suivi la construction en exclusivité intégrale grâce à Fayçal H. en Jordanie et Sami el Soudi, on assiste actuellement à une révolution majeure des données au Moyen-Orient.

Source: Metula News Agency


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Une délégation saoudienne en visite à Jérusalem

Préambule

Ceux qui observent les événements en Syrie constatent généralement le soutien apporté par l’Occident aux forces qu’on appelle communément « djihadistes ». Ce soutien habituellement éludé par la grande presse, à quelques exceptions près, n’a cependant pas manqué d’être relevé suite à l’assassinat par décapitation en Syrie d’un enfant par des combattants appartenant à une organisation soutenue par les Etats Unis ainsi que l’a reconnu le Pentagone.

On évoque par contre moins souvent le soutien apporté aux « djihadistes » par Israël; un soutien qui est particulièrement apparent dans la région du Golan et qui ne se borne pas comme certains le croient à une aide médicale. Ce soutien aux « djihadistes » en Syrie est bien entendu cohérent avec celui qu’apportent les pays occidentaux mais il l’est aussi avec la politique de la monarchie saoudienne qui est leur principal parrain dans la région. [Djazaïri]


arabie israel

L’ex général saoudien Anwar Eshki à la rencontre de députés israéliens


Un ancien Général saoudien séjourne en Israël et rencontre le Directeur Général pour le Moyen-Orient du ministère des affaires étrangères

Par Barak Ravid, Haaretz –  22 juillet 2016

Pendant ce voyage des plus inhabituels, le Général en retraite Anwar Eshki a également rencontré un groupe de membres de la Knesset pour encourager le dialogue en Israël sur l’initiative arabe de paix.

Le Général en retraite saoudien a visité Israël cette semaine et a rencontré le Directeur général du ministère des Affaires étrangères Dore Gold et le Coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires, le Général-Major. Yoav Mordechai.

Eshki, qui conduisait une délégation d’universitaires et d’hommes d’affaires saoudiens a aussi rencontré un groupe de membres de la Knesset pour encourager le dialogue en Israël sur l’initiative arabe de paix.

Eshki a occupé des fonctions importantes dans l’armée saoudienne et au ministère des affaires étrangères et il dirige actuellement un institut de recherche. On ignore son degré de proximité avec les responsables du gouvernement de Ryad et du palais royal. Même si ce n’était pas une visite officielle, elle était des plus inhabituelles car Eshki ne pouvait pas s’être rendu en Israël dans l’approbation du gouvernement saoudien.

Eski et Gold avaient participé à une manifestation conjointe médiatisée dans un institut de recherche à Washington en juin 2015 après plusieurs rencontres en privé dans des contextes universitaires l’année qui avait précédé. Gold avait assisté à cette manifestation quelques jours avant d’assumer le rôle de Directeur-général au ministère des affaires étrangères.

Eshki et sa délégation sont arrivées en Israël en début de semaine. Ils ont aussi rencontré le Président palestinien Mahmoud Abbas et d’autres hauts responsables du gouvernement de Ramallah.

Leurs rencontres avec les deux officiels israéliens – Gold et Mordechai – n’ont pas eu lieu dans un bureau du gouvernement mais à l’hôtel King David à Jérusalem.

L’ancien Général et les délégués ont rencontré vendredi des députés d’opposition. La rencontre a été organisée par le député du Meretz Esawi Freige et elle a vu la participation des députés Michael Rozin, du même parti, de Ksenia Svetlova et Omer Bar-Lev de l’Union Sioniste. Freige a déclaré à Haaretz que les délégués avaient aussi rencontré mardi le président de Yash Atid, Yair Lapid. Il a dit que Lapid voulait que deux membres de son parti, les députés Jacob Perry et Ofer Shelah assistent à la réunion de vendredi mais que àa n’a pas marché à cause de problèmes d’agendas.

Freige, Svetlova et Rozin ont déclaré lors de conversations avec Haaretz que Eshki et les délégués avaient voulu rencontrer des parlementaires israéliens afin d’encourager le dialogue en Israêl sur l’initiative arabe de paix. Ils ont ajouté que pendant la réunion de vendredi, les membres de la Knesset avaient proposé qu’Eshki invite les députés israéliens qui soutiennent l’initiative à une réunion en Arabie Saoudite. « Les Saoudiens veulent s’ouvrir à Israël, » a déclaré Freige. « C’est une étape stratégique pour eux. Ils disent qu’ils veulent poursuivre de que l’ancien président égyptien Anouar Sadate avait commencé. Ils veulent se rapprocher d’Israël. C’est tout à fait évident. »

Pendant la réunion, le général saoudien en retraite a parlé aux députés de sa relation avec Gold, observant que le Directeur-Général du ministère des affaires étrangères avait écrit un livre anti-saoudien intitulé « Le royaume de la haine » il y a une dizaine d’années. Eshki a dit aux membres de la  Knesset que, au cours d’une de leurs rencontres, Gold avait présenté des excuses pour ses accusations contre l’Arabie Saoudite et avait dit qu’une partie de ce qu’il avait écrit était faux et il avait souligné qu’il souhaitait renforcer les relations entre les deux pays.

Par Barak Ravid, Haaretz –  22 juillet 2016

2. LE ROI SALMAN ET MOUHAMMED BEN SALMAN SONT DE PIÈTRES STRATÈGES MILITAIRES QUI SE CONTENTENT DE BOMBARDER, SANS UN PLAN POUR  UNE CONQUÊTE TERRESTRE AVEC L’ENGAGEMENT DES BRIGADES D’INFANTERIES POUR CONQUÉRIR ET PRENDRE POSITIONS PROGRESSIVEMENT DES ZONES CONTRÔLÉES PAR LES REBELLES HOUTHIS, JUSUQU’ AU CONTRÔLE TOTAL DE TOUT LE YÉMEN PAR LA COALITION. … 

CETTE GUERRE STRICTEMENT AÉRIENNE, MENÉE PAR LE ROI SALMAN ET MOUHAMMED BEN SALMAN EST MEURTRIÈRE POUR LES POPULATIONS YEMENITES; ET NOUS DEMANDONS UNE ENQUÊTE ONUSIENNE SUR LA COMMISSION DE CRIME DE GUERRE AU YEMEN PAR LE ROI SALMAN ET MOUHAMMED BEN SALMAN.

La guerre de l’Arabie saoudite au Yémen est un échec stratégique complet

Par Farah Najjar — 26 août 2017

L’implication de l’Arabie saoudite dans la guerre au Yémen n’a fait qu’aggraver la crise humanitaire, selon les analystes.

L’intervention militaire de l’Arabie saoudite au Yémen s’est révélée être un « échec stratégique », mais un retrait complet et officiel de ce pays est peu probable, disent les analystes.

La semaine dernière, une série de courriers électroniques divulgués a révélé que le prince héritier et ministre de la défense de l’Arabie Saoudite, Mohammed bin Salman bin Abdulaziz Al Saud, avait exprimé le désir de mettre fin à la guerre au Yémen lors de discussions avec d’anciens responsables américains. Dans les courriels fuités, Mohammed bin Salman a déclaré qu’il « voulait sortir » de la guerre de deux ans qu’il a lancée au Yémen et qu’il n’était pas contre un rapprochement des États-Unis avec l’Iran pour mettre fin au conflit.

Adam Baron, un analyste du Yémen, affirme qu’une sortie saoudienne ne sera pas « complète » puisque la sécurité du royaume dépend en grande partie de la sécurité du Yémen.

« Oui, les Saoudiens aimeraient sortir de la guerre, mais seulement selon à leurs propres conditions », estime Baron.

« Ce qui est en gros souhaité, ce serait un accord qui garantisse les intérêts saoudiens au Yémen, que l’armement lourd soit livré, la fin des attaques transfrontalières et que toute influence iranienne naissante n’ait pas le droit de perdurer, et encore moins de s’élargir », explique Baron à Al Jazeera.

« Il est dans l’intérêt du royaume d’empêcher le Yémen de s’enfoncer encore davantage dans un abîme de chaos ».

A ce jour, le conflit a tué plus de 10 000 personnes et en a blessé plus de 40 000.

Mercredi, une attaque aérienne sur un hôtel près de la capitale du Yémen, Sanaa, a tué au moins 35 personnes, a déclaré un médecin local.

L’ONU accuse l’Arabie saoudite et les Émirats Arabes Unisde soutenir des groupes armés au Yémen

Le Yémen a longtemps été le pays le plus pauvre du monde arabe, et il a déjà compté sur l’aide américaine et l’aide de ses voisins pour se maintenir à flot. L’inflation a empiré et les taux de chômage ont grimpé avant l’insurrection de 2011.

L’argent provenant des réserves de pétrole en diminution a été gaspillé ou volé lors du règne 33 ans du président Ali Abdullah Saleh. Un rapport de l’ONU de 2015 a mis en évidence la fortune accumulée de Saleh jusqu’à concurrence de 60 milliards de dollars, grâce à la corruption, l’extorsion et le détournement de fonds.

Après le renversement de Saleh, une guerre civile sanglante a éclaté entre les rebelles Houthis et les partisans du gouvernement internationalement reconnu du Yémen. En septembre 2014, les combattants Houthis ont pris le contrôle de la capitale, Sanaa, et ont avancé vers la plus grande ville du Yémen, Aden. En réponse à l’avancée des Houthis, une coalition d’États arabes dirigée par l’Arabie saoudite a lancé une campagne militaire en mars 2015, tentant ainsi de chasser les Houthis de Sanaa.

Une guerre qui est une catastrophe pour la population civile

La guerre a laissé plusieurs régions dans le besoin urgent d’assistance humanitaire et a permis à Al-Qaïda de s’installer durablement au milieu d’un vide de sécurité.

Le Yémen, qui abrite plus de 27 millions de personnes, est au bord de la famine et traverse une épidémie de choléra « sans précédent ». En se référant à la guerre dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen, l’ONU a lancé un cri d’alarme, disant que le pays se dirige vers un « effondrement total ».

À l’heure actuelle, plus de sept millions de personnes souffrent de la faim en raison des blocages frontaliers et de l’appauvrissement dû aux années de guerre, alors que près de 80% de la population dépend de l’aide humanitaire. Selon l’ONU, la plus grande crise humanitaire au monde est au Yémen.

La participation de l’Arabie saoudite a contribué à la crise humanitaire du pays, endommageant l’image de Mohammed Bin Salman à l’échelle internationale et régionale, explique Luciano Zaccara, chercheur en politique du Golfe à l’Université du Qatar.

La coalition autour de l’Arabe saoudite est-elle en échec au Yémen ?

« La critique croissante dans le monde contre les attaques de la coalition – considérées comme la principale raison derrière l’épidémie de choléra qui tue des milliers de civils – le sort inconnu des détenus et le blocus de l’aéroport de Sanaa et du port de Hudaida qui empêche l’approvisionnement humanitaire d’arriver aux zones contrôlées par les Houthis, rendent cette guerre très impopulaire », dit Zaccara à Al Jazeera.

« Permettre à l’aéroport de Sanaa de fonctionner peut aider à diminuer une situation humanitaire critique, même s’il est encore entre les mains des Houthis. L’ouverture de l’aéroport permettra également à des milliers de personnes de quitter le pays pour bénéficier d’un traitement adéquat », ajoute-t-il.

De même, un rapport confidentiel des Nations Unies mené par un groupe d’experts du Conseil de sécurité de l’ONU a conclu que la coalition continue d’avoir « peu d’impact opérationnel ou tactique sur le terrain ».

Bien que l’un des principaux objectifs de l’offensive dirigée par les Saoudiens était de remettre en poste Abd-Rabbu Mansour Hadi, le président internationalement reconnu qui est en exil depuis 11 mois, la réalité politique sur le terrain a réussi à diviser les partisans d’Hadi – certains d’entre eux se battant pour avoir une légitimité, selon le rapport.

Le sud a formé un « conseil politique concurrent … avec l’objectif déclaré d’un Yémen du Sud indépendant », souligne le rapport. « Il [le conseil] comprend des fonctionnaires clés et des membres du gouvernement légitime ».

Le rapport poursuit en décrivant comment des milices armées par des membres de la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite, poursuivent des objectifs particuliers – dont le résultat a encore affaibli la position d’Hadi.

Si un retrait « total ou partiel » saoudien devait se produire, dit Zaccara, l’Arabie saoudite devra veiller à ce qu’une solution politique appropriée soit mise en place pour préserver son image au niveau international.

« Bien que les Houthis puissent en bénéficier, il y a encore de fortes critiques sur le rôle [des Houthis] dans les régions qu’ils contrôlent et qui devrait être abordé », dit-il encore. La participation de l’Arabie Saoudite a contribué à la crise humanitaire du pays, endommageant l’image de Mohammed Bin Salman tant sur le plan international que régional, explique Luciano Zaccara, chercheur en politique du Golfe à l’Université du Qatar.

Mais Yaseen al-Tamimi, analyste politique basée à Sanaa, n’imagine pas un retrait saoudien, le considérant comme « dangereux ».

« Une retraite signifie une défaite », explique Tamimi. « Cela signifie aussi l’échec des objectifs que la coalition s’était donnés au Yémen. Le retrait de la coalition n’empêchera pas le Royaume saoudien de maintenir des frontières sous contrôle [avec le Yémen] », dit-il à Al-Jazeera.

« Il n’y a pas de solution aisée qui puisse combler le vide dans cette nation ravagée par la guerre. Le gouvernement légitime du Yémen n’a pas les ressources suffisantes ni pour poursuivre la guerre ni pour la gagner », ajoute Tamim.

Selon les rapports publiés, les forces Houthi-Saleh et les Emirats Arabes Unis – un membre de la coalition – continuent de d’imposer des modes de détention qui violent le droit international humanitaire et les normes relatives aux droits de l’homme.

Le rapport fait référence à des cas de disparitions qui portent atteinte aux libertés individuelles du peuple yéménite. Alors que les combattants Houthis continuent de faire taire les voix qui protestent, les Yéménites disent qu’une sortie saoudienne ne fera que renforcer l’emprise de Houthis.

« Les bénéficiaires de la sortie saoudienne sont les Houthis qui veulent gouverner le Yémen », a déclaré à Al Jazeera Halah Mansr, étudiante vivant à Sanaa. « Mais nous ne nous soucions pas de savoir qui sera à la tête du pays au bout du compte. La paix est tout ce que nous voulons. »

« Même les zones qui ont été saisies par la coalition sont instables … Ce n’est pas un succès. C’est un revers pour la coalition – ils n’ont pas réussi militairement ou diplomatiquement [en apportant la stabilité au Yémen] », ajoute Mansr.

Mais certains pensent que la fin de la guerre devrait être suivie d’autres étapes.

« Les Yéménites souffrent ici et à l’étranger. Quand ils [la coalition] se retireront, la vie changera pour le mieux », dit à Al Jazeera, Leila Saleh, étudiante également.

« Je veux que la coalition se retire et, en même temps, qu’elle pousse les parties en conflit à des négociations de paix. Ce sera dans l’intérêt des Yéménites ».

Farah Najjar | 23 août 2017 | Al-Jazeera

http://www.lemonde.fr

Yémen : l’Arabie saoudite pointée du doigt à l’ONU

La coalition militaire dirigée par Riyad est accusée d’entraver l’aide humanitaire et de crime de guerre contre les enfants.

LE MONDE | 19.08.2017Un soldat sur le port de Hodeïda, au Yémen, en mai 2017.

C’est un pays aux portes de l’enfer que le patron des opérations humanitaires, Stephen O’Brien, a décrit, vendredi 18 août, au Conseil de sécurité de l’ONU. Sur les 27 millions d’habitants que compte le Yémen, deux tiers sont en état de malnutrition avancé, 7 millions sont menacés par la famine et 16 millions n’ont pas accès à l’eau potable. Et, comme si ces malédictions ne suffisaient pas, une épidémie de choléra a tué, depuis avril dernier, près de 2 000 personnes et 180 000 nouveaux cas se sont déclarés depuis juillet.

« La mort plane sur les Yéménites, venant du ciel, sur la terre ou en mer », a résumé l’envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen, Ismaïl Ould Cheick Ahmed, qui s’exprimait par vidéoconférence. Jamais le nom de l’Arabie saoudite n’a été prononcé. Mais tout le monde sait que seule la coalition militaire dirigée par Riyad contrôle les airs et la mer. La situation est particulièrement critique à Hodeïda, dans le nord du pays. M. Ahmed a donc lancé un nouvel appel pour que les Nations unies administrent ce port, toujours aux mains des rebelles houthistes, par lequel transitaient 80 % des denrées alimentaires.

Changement de ton soudainOr la coalition militaire saoudienne – qui intervient au Yémen depuis 2015 en soutien au gouvernement légitime du président Hadi – a bombardé ce port stratégique, accusant la rébellion houthiste – soutenue par l’Iran – d’y faire transiter des armes et des munitions pour alimenter sa guérilla. Cinq grues permettant le déchargement de marchandises vitales ont été détruites dans le but d’asphyxier ce bastion rebelle.

L’envoyé spécial de l’ONU a présenté un plan qui consisterait à laisser « un groupe d’influents yéménites issus des secteurs de la sécurité et de l’économie administrer ce port sous la supervision directe de l’ONU ». Les principaux pays arabes membres de la coalition militaire auraient donné leur accord mais les rebelles houthistes refusent toujours…
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/08/19/yemen-l-arabie-saoudite-pointee-du-doigt-a-l-onu_5174173_3218.html#d64Hs4PK2Lt8vfyf.99



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